Jeudi 18 mars 2010
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22:55
C'est un texte que j'ai écrit il y a maintenant un certain temps et qui ne reflète pas une des meilleures periodes de ma vie, le genre de période qu'on ne
citera pas quand on nous demandera quels souvenirs retiendrons nous du lycée... le genre de période qu'on enferme dans un coin de sa mémoire, dans un tiroir loin, trés loin de la surface. On m'a
disputé, on m'a consolé, on m'a sourit en réponse et je les remercie.
Pourquoi le ressortir maintenant ? tout simplement parce que je ne contrôle pas mes émotions, elles viennent et repartent sans me demander mon avis... un jour il est arrivé que ça n'aille pas, sans vraie raison particulière, juste parce que ça n'allait pas, ce sentiment suivit son bout de chemin pour aboutir dans un lieu de ma tête et au lieu d'être enfouit sous le bazard bazardeux règnant dans cet obscur endroit, il se mit à crier, crier, crier et rassembla autour de lui tous les souvenirs enterrés là, ce texte qui en faisait partit, apparut dans ma main. Sans vraie raison particulière non plus, je l'ai écouté...
J'ai l'impression que mon cœur va se déliter, que rien ne peut plus l'atteindre, que tout ce que me touche habituellement ne fais plus que m'effleurer.
Une soudaine envie de pleurer me prend, m'effondrer pour ne plus me relever, l'adrénaline qui me stimulait s'en est allée. Je pourrais sauter sur le vent que je ne ressentirais rien. Le vide... la mort... l'oubli de tout... oublier mes souvenirs, mes sentiments, mes désirs, mes besoins, juste un cadavre sans chaleur, pâle et rougis par sa chute. Les dernières traces d'excitations balayées depuis longtemps. Juste un cœur inerte que nul battement ne viendra soulever, que nul douleur ne viendra achever. Mon cœur n'est que cet organe vitale et sadique qui ne chante plus. Sa mélodie a disparue et sa perte m'a anéantie .
J'ai fait tant de bêtise, d'erreur stupide... Je m'éloigne de l'objet de mes questionnement et je ne me sens pas la force de remonter la pente, je suis au bas du monde et l'air que j'y respire empeste l'horreur d'être inutile, la peur d'être oubliée.
Seule au milieu de sa chambre vide et froide, elle laisse s'exprimer sa douleur avant le grand moment, l'apogée de son existence futile. Les larmes se déversent de son corps, effritant peu à peu les derniers restes de fils usés l'accrochant à ce monde. Un violent orage les auraient tranchés d'un coup la tuant sur le champs, pas de douleur puisque pas d'attente, d'appréhension, de peur ; mais le vent ne souffle pas, rien ne bouge à l'intérieur d'elle même... le calme avant la tempête... Ce silence est oppressant, lourd de sens, elle n'attendra pas que la mer de ses sentiments désastreux se déchaîne déversant sur elle les vagues de néant venues la noyer, l'enlacer jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus bouger, tétanisée par l'horreur de sa vie...
Elle se lève, yeux fermés, tâtonne jusqu'à la rambarde et l'escalade. Le vent lui fouette le visage, fait voltiger ses cheveux, la secoue dans tout les sens mais elle tient bon ; elle inspire une dernière fois cet air brutal qui l'asphyxie ; pointe les pieds vers le sol, pousse et s'envole. C'est simple, sans effort, se laisser tomber, laisser tomber, tomber,...
Tout d'un coup, c'était fini, elle ne ressent plus rien, son cœur mort ne crie plus, une larme coule, ultime trace de sa vie d'incompréhension, de culpabilité et de souffrance.

rien ne sert de s'enfuir, il faut partir à temps... rien ne sert de s'appitoyer sur soi même non plus, mais s'exprimer libère.
Pourquoi le ressortir maintenant ? tout simplement parce que je ne contrôle pas mes émotions, elles viennent et repartent sans me demander mon avis... un jour il est arrivé que ça n'aille pas, sans vraie raison particulière, juste parce que ça n'allait pas, ce sentiment suivit son bout de chemin pour aboutir dans un lieu de ma tête et au lieu d'être enfouit sous le bazard bazardeux règnant dans cet obscur endroit, il se mit à crier, crier, crier et rassembla autour de lui tous les souvenirs enterrés là, ce texte qui en faisait partit, apparut dans ma main. Sans vraie raison particulière non plus, je l'ai écouté...
J'ai l'impression que mon cœur va se déliter, que rien ne peut plus l'atteindre, que tout ce que me touche habituellement ne fais plus que m'effleurer.
Une soudaine envie de pleurer me prend, m'effondrer pour ne plus me relever, l'adrénaline qui me stimulait s'en est allée. Je pourrais sauter sur le vent que je ne ressentirais rien. Le vide... la mort... l'oubli de tout... oublier mes souvenirs, mes sentiments, mes désirs, mes besoins, juste un cadavre sans chaleur, pâle et rougis par sa chute. Les dernières traces d'excitations balayées depuis longtemps. Juste un cœur inerte que nul battement ne viendra soulever, que nul douleur ne viendra achever. Mon cœur n'est que cet organe vitale et sadique qui ne chante plus. Sa mélodie a disparue et sa perte m'a anéantie .
J'ai fait tant de bêtise, d'erreur stupide... Je m'éloigne de l'objet de mes questionnement et je ne me sens pas la force de remonter la pente, je suis au bas du monde et l'air que j'y respire empeste l'horreur d'être inutile, la peur d'être oubliée.
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Seule au milieu de sa chambre vide et froide, elle laisse s'exprimer sa douleur avant le grand moment, l'apogée de son existence futile. Les larmes se déversent de son corps, effritant peu à peu les derniers restes de fils usés l'accrochant à ce monde. Un violent orage les auraient tranchés d'un coup la tuant sur le champs, pas de douleur puisque pas d'attente, d'appréhension, de peur ; mais le vent ne souffle pas, rien ne bouge à l'intérieur d'elle même... le calme avant la tempête... Ce silence est oppressant, lourd de sens, elle n'attendra pas que la mer de ses sentiments désastreux se déchaîne déversant sur elle les vagues de néant venues la noyer, l'enlacer jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus bouger, tétanisée par l'horreur de sa vie...
Elle se lève, yeux fermés, tâtonne jusqu'à la rambarde et l'escalade. Le vent lui fouette le visage, fait voltiger ses cheveux, la secoue dans tout les sens mais elle tient bon ; elle inspire une dernière fois cet air brutal qui l'asphyxie ; pointe les pieds vers le sol, pousse et s'envole. C'est simple, sans effort, se laisser tomber, laisser tomber, tomber,...
Tout d'un coup, c'était fini, elle ne ressent plus rien, son cœur mort ne crie plus, une larme coule, ultime trace de sa vie d'incompréhension, de culpabilité et de souffrance.

Suna no Ochiro - Kanon Wakeshima
rien ne sert de s'enfuir, il faut partir à temps... rien ne sert de s'appitoyer sur soi même non plus, mais s'exprimer libère.
Enjoy !
